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Myung-Joo Kim

(1973)

Née en 1973 à Daejeon, l’artiste coréenne Myung-Joo Kim s’oriente très vite vers l’étude de la céramique. Tout d’abord en Corée, où elle obtient une licence à l’université de Hong-ik, avant de partir pour la France. Chamboulée par une esthétique différente et par un sentiment d’inconnu, c’est à son arrivée en Europe que son univers artistique se concrétise et qu’elle reprend la céramique. En 2014, elle part pour Bruxelles et obtient un master en céramique à L’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre.

 

Avant de commencer son travail sur l’argile, Myung-Joo pose sur le papier ses émotions. Ses traits sont le reflet brut du message qu’elle souhaite faire passer. Ce n’est qu’une fois que le dessin la satisfait vraiment, qu’elle commence à le travailler en trois dimensions, et que l’œuvre prend vie grâce à son excellente maitrise de l’émaillage. Les premières œuvres de Myung-Joo s’orientent autour de formes végétales inspirées de son quotidien.

 

Peu à peu, ses œuvres se libèrent de leur simple représentation et se dotent d’une esthétique anthropomorphe. La céramique devient un véritable moyen de communication pour Myung-Joo Kim, qui place alors dans ses œuvres tout son ressenti. C’est à travers la matière que l’artiste rentre en contact avec l’autre. Ces formes hybrides, très organiques, représentent l’artiste face au monde, sa manière d’évoluer dans cet univers, mais aussi la finité humaine face à la nature forte et libre, laissant transparaitre une certaine nostalgie.

 

Ce langage artistique résulte particulièrement de son travail sur le sentiment de n’appartenir à aucun lieu, de n’être jamais vraiment « chez soi ». Vivre dans un autre pays lui a fait prendre conscience de ce sentiment d’être « étrangère », mais ce dernier s’est accentué lors de son retour en Corée, après de longues années, son pays ne lui était plus familier. Cette quête d’un « chez soi » qui n’existe pas vraiment, draine son travail. Ce besoin de partager, de s’exprimer, et d’appartenir se retrouve dans ses sculptures.

 

« Pour l’artiste, la céramique n’est pas une simple matière. Au delà de son enveloppe matérielle,  il s’agit plutôt d’une sorte d’organe sensoriel. Ses œuvres sont issues d’une pluralité de facteurs immatériels et universels. Myung-Joo Kim essaie de transmettre les sentiments ambigus de jubilation et de désarrois, qui animent chaque être humain. »

Sim Sang-Yong, critique d’art

Dans chacune de ses expositions, l’artiste tient compte du sens de l’espace créé par la distance entre ses pièces, l’atmosphère qui en résulte est très importante. Myung-Joo Kim utilise l’installation, comme une mise en scène pour transmettre au spectateur ce qu’elle veut montrer.

Expositions personnelles

2019 – « Playing Blind » Art Lounge, Temi Artist Residency, Daejeon, Corée du Sud

– « YesterdayKafka » Window Gallery Meme, Séoul, Corée du Sud
2018 – « FLOWING » Gallery Meme, Séoul, Corée du Sud
2017 – « Secret Faces » Ceramic lookie, ClayArch Gimhae Museum Cubic house, Corée du Sud
2013 – C’Bos, 13ème Carougeois Ceramic Trail, Carouge, Suisse
2011 – Talents Opéra, Ateliers d’Art de France, Paris, France
2010 – « Thinking or Dancing » Circuits Céramiques (A.I.C), Territoires en movement, Galerie Ph.Gelot, Paris, France

2008 – « Hushigino morino sasayaki » Galerie Maronié, Kyoto, Japon
– « La Forêt et les étrangers » Galerie Ph.Gelot, Paris, France
2007 – « Mes mains murmurent ma terre… » Galerie Ph.Gelot, Paris, France
2004 – « Peintures sur faïence » Galerie Ph.Gelot, Paris, France

Expositions publiques

COLLECTIONS PUBLIQUES

ARIANA Museum, Geneva, Suisse
Museum of contemporary Ceramic Art, Shigaraki, Japon
Arctic Ceramic Centre, Posio, Finlande
Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre, Belgique

Exposition de groupe

2020 – Théâtre Lappi, Rovaniemi, Finlande
– Guozhong Ceramic Art Museum, Pékin, Chine
– « 십이방 » Palais de Seoul, Séoul, Corée du Sud
2019 – « Cabinet des Corps Exquis » ARIANA Museum, Geneva, Suisse

– « Préview » Temi Artist Residency, Daejeon, Corée du Sud
2018 – « Portraits d’artistes » Musée de la faïence et de la céramique Malicorne, France
– « 도작가 » IANG Gallery, Séoul, Corée du Sud
– « Artefacts » Dorossy Salon, Séoul, Corée du Sud
– « Si Loins, Si Proches » La plus petite galerie du monde (OU PRESQUE) Roubaix, France
2017 – « LA CAMBRE ET LA CONSTRUCTION D’UNE MÉOIRE » La Cambre — Hôtel van de Velde, Bruxelles, Belgique
2016 – « Reload » ClayArch GImhae Museum, Corée du Sud
– « Artists’s Rooms » Jung-Dong Small Museum, Daejeon, Corée du Sud
– La 24ème de la Biennale Internationale de Céramique de Vallauris – Création contemporaine et céramique, France
– « Improvisation et Fermentation » Hong-ti Art Center, Busan, Corée du Sud
– « Le Rayon Vert » Triennale « Coups de coeur » des amis de la Cambre, Hôtel van de Velde, Bruxelles, Belgique
2015 – « Vivid Dream » ClayArch Gimhae Museum, Corée du Sud
– « Incertains genres » Musée Keramis, Louvière, Belgique
– « 12ème C14 » Salon de la céramique d’art contemporain, Paris, France
– « Objectif Terre» 18ème Biennale internationale de Céramique de Châteauroux, Châteauroux, France
– « ReMade » Cultur centrum’t Vondel, Halle, Belgique
2014 – The 4th Arctic Clay 2014 Exhibition, Arctic Ceramic Centre, Posio, Finlande
– 11ème C14, Salon de la céramique d’art contemporain, Paris, France
– Ceramic Event VI, Ceramic Expo, Hotel Molière, Bruxelles, Belgique
– « Terra Terre » , Regerd sur la céramique contemporaine, Chapelle de Boondael, Bruxelles, Belgique
– TERRALHA – Exposition de primés de la jeune Céramique Européenne, Musée de la céramique Méditéranéenne, Saint Quentin la Poterie, France
2013 – 13ème Parcourt Céramique Carougeois, Carouge, Suisse
– CONTRASTES, Salon Céramique contemporaine, Roubaix, France

Séléction d'œuvres